Le gouvernement tunisien mise sur une stratégie globale pour renforcer la mobilisation des ressources financières, dans un contexte marqué par des équilibres budgétaires fragiles et des besoins croissants de financement. Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a détaillé les grandes lignes de cette approche dans une réponse écrite adressée au député Halim Bousma.
Au cœur de cette vision figure la diversification des sources de financement et leur complémentarité, avec un accent particulier sur la préservation de la souveraineté nationale dans les relations avec les bailleurs de fonds et partenaires internationaux. Le gouvernement entend également rationaliser le recours à l’endettement, en maîtrisant ses conditions et ses coûts, afin d’assurer la soutenabilité des finances publiques. Les ressources mobilisées seront prioritairement orientées vers les projets à fort impact économique et social, ainsi que vers les priorités nationales.
Renforcer les ressources internes de l’État
Sur le plan interne, les autorités s’attachent à améliorer la mobilisation des ressources propres. Cela passe notamment par le renforcement de la conformité fiscale, l’élargissement de l’assiette et l’intégration progressive de l’économie informelle dans le circuit organisé. Le gouvernement prévoit aussi d’intensifier la lutte contre l’évasion fiscale à travers le renforcement des mécanismes de contrôle et l’accélération de la digitalisation du système fiscal.
Cette démarche vise à accroître les recettes sans alourdir excessivement la pression fiscale, en misant davantage sur l’efficacité du recouvrement et la transparence du système.
Parallèlement, l’exécutif œuvre à améliorer le rendement des recettes non fiscales. Celles-ci proviennent notamment des participations publiques, des opérations de recouvrement, des concessions ainsi que des loyers issus du domaine de l’État.




