Le Palais du Bardo a accueilli, mardi 14 avril 2026, une réunion de travail entre parlementaires tunisiens et une délégation algérienne, dans une démarche visant à donner une portée concrète aux relations politiques entre les deux pays. Cette rencontre a réuni des membres du Parlement panafricain et du groupe d’amitié tuniso-algérien, aux côtés de représentants des deux chambres législatives algériennes.
Des représentants des deux rives pour un agenda commun
La délégation algérienne était composée de Sekras Mohamed, membre de l’Assemblée populaire nationale, ainsi que de Fateh Boutbig et Mohamed Amroun, tous deux membres du Conseil de la nation. Face à leurs homologues tunisiens, ils ont engagé des discussions centrées sur l’approfondissement des relations interparlementaires et sur la nécessité de leur conférer une dimension plus opérationnelle.
Les parlementaires tunisiens ont rappelé l’épaisseur historique et humaine des liens entre Tunis et Alger, soulignant que cette proximité, au-delà du symbolique, constitue une base solide pour bâtir une coopération plus structurée. Ils ont relevé une convergence de positions sur plusieurs dossiers régionaux et continentaux, qu’ils entendent exploiter comme levier d’action commune.
Des propositions concrètes pour dépasser le stade des déclarations
Parmi les pistes avancées lors des échanges, rapportés par La Presse de Tunisie, figure la création d’une zone de libre-échange entre les deux pays, le renforcement des initiatives partagées dans les secteurs de la jeunesse et du sport, ainsi que l’établissement de mécanismes de coopération pérennes.
Les députés tunisiens ont également plaidé pour la mise en place d’une commission parlementaire supérieure conjointe, chargée d’assurer le suivi des dossiers à caractère stratégique. Cette structure permettrait, selon eux, de maintenir un niveau constant de coordination bilatérale, au-delà des rencontres ponctuelles.
Prenant la parole au cours de la réunion, Fateh Boutbig a insisté sur l’importance d’une approche participative et collective au sein des instances parlementaires régionales et internationales, appelant à mieux harmoniser les positions des deux pays sur les grandes échéances continentales à venir.
Les membres de la délégation algérienne ont, pour leur part, salué la qualité de l’accueil et réaffirmé la robustesse des liens fraternels qui unissent les deux peuples. À l’issue des travaux, les deux parties ont reconnu le rôle central du groupe d’amitié parlementaire en tant que cadre privilégié pour intensifier la concertation et traiter les enjeux communs.

