Slim Laghmani : la Tunisie mobilise sa diplomatie pour le soutenir

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Le chef de la diplomatie tunisienne a reçu en audience, ce 12 mai 2026, Slim Laghmani, dans le cadre d’une démarche visant à rallier des soutiens internationaux à sa candidature. Une mobilisation qui illustre l’engagement de Tunis à peser davantage sur la scène multilatérale en portant ses ressortissants aux postes de responsabilité dans les instances internationales.

Une rencontre au sommet pour soutenir une candidature stratégique

Mohamed Ali Nafti, ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’Étranger, a accordé une audience à Slim Laghmani ce lundi 12 mai 2026. Cette réunion s’inscrit dans une dynamique diplomatique active, où Tunis cherche à consolider son réseau d’appuis pour défendre la candidature de ce juriste tunisien de renom à un poste dans une organisation internationale.

Slim Laghmani est une figure bien établie du droit international. Professeur émérite et spécialiste reconnu, il a construit au fil des années une réputation solide au sein des cercles académiques et juridiques internationaux. Sa candidature représente une opportunité pour la Tunisie de renforcer sa présence dans les institutions multilatérales, un objectif que le gouvernement de Tunis place au cœur de sa stratégie de politique étrangère.

La rencontre au ministère des Affaires étrangères a permis d’examiner les contours de cette campagne de mobilisation, d’évaluer les soutiens déjà acquis et d’identifier les partenaires diplomatiques susceptibles d’apporter leur voix à cette candidature. Le ministre Nafti a réaffirmé l’engagement de la Tunisie à accompagner pleinement cette démarche, en activant ses représentations diplomatiques à travers le monde.

Une diplomatie tunisienne en ordre de marche

La mobilisation autour de la candidature de Slim Laghmani n’est pas un acte isolé. Elle reflète une orientation plus large de la diplomatie tunisienne, qui multiplie les efforts pour placer des Tunisiens compétents à des postes d’influence au sein des organisations régionales et internationales. Cette stratégie répond à une conviction partagée au sein des cercles diplomatiques du pays : la présence tunisienne dans les instances de décision internationales constitue un levier d’influence et de rayonnement.

Le ministère des Affaires étrangères a intensifié ses contacts avec différentes capitales pour solliciter leur soutien. Les ambassades tunisiennes ont été instruites de mener des démarches ciblées auprès de leurs interlocuteurs, en mettant en avant le profil et les compétences de Slim Laghmani. Cette coordination entre le siège du ministère et les missions diplomatiques à l’étranger traduit une approche structurée et méthodique.

La Tunisie a, par le passé, réussi à porter certains de ses ressortissants à des fonctions importantes dans des organisations régionales et onusiennes. Ces succès ont renforcé la conviction que des candidatures bien préparées, adossées à une diplomatie active, peuvent aboutir à des résultats concrets. La candidature de Laghmani s’inscrit dans cette continuité, avec l’ambition d’ajouter une nouvelle page à ce palmarès.

Le profil d’un candidat aux atouts reconnus

Slim Laghmani est loin d’être un inconnu sur la scène internationale. Juriste de formation et enseignant universitaire de haut niveau, il a contribué à de nombreux travaux académiques et expertises dans le domaine du droit international public. Son parcours mêle engagement intellectuel et participation à des forums internationaux, ce qui lui confère une légitimité indéniable auprès des institutions qu’il ambitionne d’intégrer.

Sa maîtrise des enjeux du droit international, combinée à sa capacité à naviguer dans les espaces multilatéraux, font de lui un candidat dont le profil correspond aux exigences des postes à responsabilité dans les organisations internationales. Les autorités tunisiennes considèrent que son élection serait non seulement une consécration personnelle, mais aussi une valorisation de l’expertise juridique tunisienne sur la scène mondiale.

Au-delà des qualifications techniques, la candidature de Laghmani bénéficie d’un soutien institutionnel clairement affiché. Le fait que le ministre des Affaires étrangères lui-même s’implique personnellement dans la campagne de soutien envoie un signal fort aux partenaires de la Tunisie : cette candidature est une priorité de l’État, et non une simple initiative individuelle.

L’enjeu multilatéral pour Tunis

La présence de ressortissants tunisiens dans les instances internationales représente un enjeu qui dépasse la seule dimension symbolique. Elle permet à la Tunisie de défendre ses intérêts et ses positions dans des espaces de délibération qui façonnent les règles du droit international, les normes commerciales et les politiques de développement. Dans un contexte mondial marqué par des recompositions géopolitiques importantes, disposer de relais au sein de ces organisations constitue un avantage stratégique non négligeable.

La Tunisie entretient des relations diplomatiques avec un large spectre de partenaires, des pays arabes et africains aux grandes puissances européennes en passant par les États-Unis et les pays d’Asie. Cette diversité de liens lui offre une base de soutien potentiellement large pour des candidatures comme celle de Slim Laghmani. La capacité du ministère des Affaires étrangères à activer ces réseaux de manière coordonnée sera déterminante pour le succès de la démarche.

Selon les informations rapportées par Tuniscope, la réunion du 12 mai entre le ministre Nafti et Slim Laghmani a permis de faire le point sur l’état d’avancement de cette campagne diplomatique et de définir les prochaines étapes. Des contacts sont en cours avec plusieurs pays partenaires, et les retours semblent encourageants selon les sources proches du dossier.

Un test pour la diplomatie tunisienne

La réussite ou l’échec de cette candidature sera, d’une certaine façon, un indicateur de l’efficacité de la diplomatie tunisienne à mobiliser ses alliés autour d’objectifs concrets. Les candidatures aux postes internationaux sont souvent le théâtre de compétitions feutrées mais intenses entre États, chacun cherchant à placer ses ressortissants dans des positions d’influence. La Tunisie, qui dispose d’un réseau diplomatique étendu mais de moyens limités comparés à certains de ses concurrents, devra faire preuve d’agilité et de conviction pour mener cette campagne à bien.

Le ministre Nafti a réaffirmé à cette occasion la volonté de la Tunisie de s’engager activement dans les enceintes multilatérales et de contribuer, à travers ses experts et ses diplomates, aux débats qui structurent l’ordre international. La candidature de Slim Laghmani est présentée comme une manifestation concrète de cette ambition, portée par un homme dont le parcours et les compétences parlent d’eux-mêmes.

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