BCE
Appel à un marché bancaire unique
L’institution monétaire souligne que les banques de la zone euro sont aujourd’hui suffisamment capitalisées, à la suite des réformes engagées après la crise financière de 2008.
Elles ont également démontré leur capacité à maintenir le financement de l’économie même durant des périodes récentes de fortes tensions.
Cependant, la BCE constate que les activités bancaires transfrontalières sont restées «globalement stagnantes au cours de la dernière décennie».
Pour améliorer la compétitivité du secteur, la BCE insiste sur la nécessité de progresser en matière d’harmonisation, d’intégration et de réalisation d’économies d’échelle, plutôt que de recourir à une déréglementation qu’elle juge potentiellement risquée et susceptible de fragiliser la stabilité financière.
Dette publique mondiale Hausse de 100 % du PIB d’ici à 2029
La dette publique mondiale s’est élevée à 94 % du Produit intérieur brut (PIB) en 2025 et, à trajectoire inchangée, devrait atteindre 100 % d’ici 2029, selon la dernière édition du «Moniteur des finances publiques» du Fonds monétaire international (FMI).
Dans ce rapport, l’institution de Bretton Woods souligne que «la dynamique de la dette publique mondiale ne s’est améliorée d’aucune manière notable en 2025», relevant que le déclenchement du conflit au Moyen-Orient a ajouté «une nouvelle source de tension budgétaire à un paysage mondial déjà tendu».
Au-delà de ces tensions conjoncturelles, le FMI estime que la trajectoire induite par les paramètres budgétaires actuels constitue un sujet de préoccupation majeur. Le FMI indique que, même dans les pays où la dynamique de la dette s’est améliorée, les niveaux d’endettement public demeurent, dans de nombreux cas, supérieurs aux pics enregistrés lors de la crise du Covid-19.
À cela s’ajoute une progression marquée des paiements d’intérêts, passés en l’espace de quatre ans de 2 % à près de 3 % du PIB mondial, sous l’effet du refinancement de la dette à des taux plus élevés.
Selon la même source, «le conflit au Moyen-Orient est susceptible d’accentuer encore les tensions sur les finances publiques en provoquant une hausse des prix des denrées alimentaires et des carburants, un durcissement des conditions financières, un ralentissement de l’activité». Les projections de l’institution indiquent qu’un prolongement du conflit pourrait entraîner une hausse supplémentaire de 4 % de la dette mondiale.




