Tunisie-UE : 87 projets et 1,35 milliard d’euros sous une plateforme

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L’Union européenne a dévoilé jeudi un outil numérique inédit destiné à cartographier l’ensemble de ses programmes de financement actifs en Tunisie. Objectif affiché : renforcer la transparence et offrir une lisibilité accrue sur l’état d’avancement des projets de coopération bilatérale.

Une plateforme pour centraliser 87 projets et leurs données

Faten Mtir, chargée de communication à la délégation de l’Union européenne en Tunisie, a présenté cet outil comme un tableau de bord complet permettant de recenser 87 initiatives financées par l’UE sur le sol tunisien. Pour chaque projet, la plateforme expose le budget alloué, les objectifs poursuivis et le niveau d’avancement des réalisations sur le terrain.

L’ambassadeur de l’UE en Tunisie, Giuseppe Perrone, a de son côté précisé que le dispositif couvre l’intégralité du territoire national, y compris les régions intérieures. La durée de suivi ne se limite pas à la phase d’exécution : les projets resteront tracés pendant une année supplémentaire après leur clôture, ce qui permet d’évaluer leur impact réel.

Le volume financier total engagé par l’Union européenne atteint 1,35 milliard d’euros, en incluant les contributions des banques européennes partenaires. Par ailleurs, environ 3 500 entreprises européennes sont implantées en Tunisie, assurant près de 480 000 emplois selon les chiffres avancés par l’ambassadeur.

Un partenariat structurel qui dépasse les agendas gouvernementaux

Giuseppe Perrone a tenu à replacer cette initiative dans une perspective plus large. Pour lui, la relation entre Tunis et Bruxelles repose sur un « partenariat de long terme » qui transcende les alternances politiques et s’inscrit dans des dimensions économiques, culturelles et sociétales partagées. Cette vision commune constitue, selon lui, le socle durable de la coopération euro-tunisienne.

Sur la question migratoire, l’ambassadeur a souligné que les deux parties convergent dans leur volonté de démanteler les réseaux criminels de trafic d’êtres humains. Le soutien européen dans ce domaine se traduit principalement par un appui aux organisations de protection des réfugiés et par la promotion des voies légales de migration. Giuseppe Perrone a été explicite sur ce point : « la migration est un phénomène positif, mais elle doit se faire dans un cadre légal », réfutant l’idée que l’Europe entendrait externaliser la gestion de la migration irrégulière vers des pays tiers. Ces précisions ont été rapportées par Tunisie Numérique.

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